RECA selectionnee pour contribuer au suivi d'Artemis II
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Mission26 janvier 2026

RECA sélectionnée pour contribuer au suivi d'Artemis II

La NASA retient une equipe RECA et Universite de Douala parmi 34 participants mondiaux au suivi passif d'Orion.

Le 23 janvier 2026, la NASA annonçait la sélection de 34 participants à travers le monde pour contribuer au suivi de la mission Artemis II, première mission habitée du programme Artemis à envoyer des astronautes autour de la Lune.

Parmi les organisations retenues figurait un nom venu du Cameroun : RECA Space Agency, en collaboration avec l’Université de Douala.

Pour RECA, cette sélection représente bien plus qu'une reconnaissance institutionnelle. Elle constitue une nouvelle illustration de la capacité des acteurs africains à prendre part, à leur niveau, aux grandes initiatives internationales d’exploration spatiale.

Une mission historique vers la Lune

Le 1er avril 2026, la fusée Space Launch System (SLS) décollait du Kennedy Space Center, en Floride, avec à son bord le vaisseau Orion et quatre astronautes : Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen de l’Agence spatiale canadienne.

Artemis II avait une ambition majeure : tester, avec un équipage humain, les capacités du système SLS-Orion dans l'environnement de l'espace profond et effectuer un voyage autour de la Lune avant de revenir sur Terre.

Après plus de cinquante ans depuis les dernières missions habitées lunaires de l'ère Apollo, quatre êtres humains allaient ainsi de nouveau voyager jusqu'à la région lunaire.

Le 6 avril, l'équipage d'Artemis II franchissait même le précédent record de distance parcourue par des êtres humains depuis la Terre, établi lors de la mission Apollo 13 en 1970.

La mission s'est achevée le 10 avril 2026 avec le retour d'Orion sur Terre après près de dix jours de voyage.

34 participants, un objectif commun : suivre Orion

Mais une mission spatiale ne repose pas uniquement sur les astronautes et les équipes présentes dans les centres de contrôle.

Pour Artemis II, la NASA a mobilisé un réseau international de moyens au sol afin de contribuer au suivi du vaisseau Orion pendant son voyage autour de la Lune.

L'agence américaine a sélectionné 34 participants internationaux, issus de gouvernements, d'universités, d'entreprises et d'organisations spécialisées dans les communications et le suivi des missions spatiales. Au total, environ 47 moyens au sol répartis dans 14 pays ont été impliqués dans le dispositif de suivi.

C'est dans ce contexte que RECA Space Agency + University of Douala, Cameroon apparaît dans la liste officielle publiée par la NASA.

Une participation camerounaise à une mission lunaire

Dans le cadre de cette initiative, Louis Paul Mandack, représentant de RECA Space Agency, a été sélectionné parmi les 34 participants internationaux retenus par la NASA pour contribuer au suivi d'Orion durant Artemis II.

L'objectif n'était pas de rejoindre l'équipage d'Artemis II, ni d'intégrer les équipes opérationnelles de la NASA, mais de participer, depuis la Terre, à l'écosystème international mis en place pour suivre le vaisseau durant son voyage dans l'espace profond.

Cette distinction est importante.

Elle illustre une réalité souvent méconnue : l'exploration spatiale moderne repose sur un vaste réseau international de compétences, d'infrastructures et de passionnés capables de contribuer aux missions bien au-delà des frontières des grandes agences spatiales.

Et cette fois, le Cameroun en faisait partie.

De Douala à l'espace profond

Pour RECA Space Agency, cette participation s'inscrit dans une ambition plus large : contribuer au développement d'un écosystème spatial camerounais capable de dialoguer avec les institutions, universités, entreprises et organisations internationales du secteur.

La présence de RECA et de l'Université de Douala dans la liste officielle des participants à Artemis II constitue ainsi un signal important pour les étudiants, ingénieurs, chercheurs et passionnés camerounais.

Elle rappelle que l'accès au secteur spatial ne se limite pas à la construction de fusées ou à l'envoi d'astronautes.

Les communications spatiales, le suivi des missions, l'analyse de données, les logiciels, les réseaux, l'intelligence artificielle, l'observation de la Terre et la recherche scientifique constituent également des domaines dans lesquels les talents africains peuvent apporter leur contribution.

Regarder la Lune, mais surtout préparer la suite

Artemis II n'était qu'une étape.

La mission avait notamment pour objectif de préparer les futures étapes du programme Artemis et de renforcer les capacités nécessaires aux prochaines missions habitées vers la Lune. La NASA présente également Artemis comme une étape vers des missions humaines plus lointaines, notamment vers Mars.

Pour RECA Space Agency, l'enjeu est donc plus grand qu'une seule mission.

Il s'agit de construire progressivement une présence camerounaise crédible dans le domaine spatial, de créer des opportunités pour les jeunes talents et de démontrer que l'Afrique peut participer aux grandes aventures scientifiques et technologiques de son époque.

Artemis II a emmené quatre astronautes autour de la Lune.

Depuis le Cameroun, RECA faisait partie des acteurs sélectionnés pour suivre leur voyage.

Et pour nous, ce n'est pas une conclusion.

C'est un point de départ.